05/10/2006

La " Place du 30 juillet "

L’intersection entre les rues Pierre-Joseph Wincqz, Grégoire Wincqz, Oscar Druart et Emile Vandervelde est appelée ainsi depuis le 30 juillet 1905. A cette date, le contact entre les participants à une fête socialiste et libérale (les anticléricaux) dans le parc du château Paternoster d’une part, et un cortège de catholiques venant du centre de Soignies d’autre part, a dégénéré en grande bagarre. Ce carrefour a toujours été et est encore actuellement bordé de commerces.

Carrefour Soignies carrières

Commentaires

la rue qui m'a vu naître C’est ici que tout a commencé pour moi ma, rue, mon far west .
il me revient à la mémoire pêle-mêle pleins de souvenirs, amusants, tristes, gais ou cocasses.
Il y avait dans les années 65-70 là sur ce tronçon de la rue grégoire wincquz un sacré paquet de commerces.
Le va et vient engendré par cette activité mercantile animait joyeusement tout le quartier.
Sur le coin juste en face une superette « bien-être »au destin éphémère, peut-être trop avant-gardiste pour l’époque ; les gens du coin préféraient « leu petites boutiques »,aller savoir pourquoi ?
Là ou se trouve la boucherie actuelle c’était la quincaillerie Rorive on y trouvait de tout des objet dont l’éclectisme me laissais indifférent, mais aussi des jouets qui me faisaient rêvés, puis il y avait dans cette boutique une odeur particulière, mélange exotique d’huile de térébenthine de vernis et de mastique, je les perçois encore évanescents dans ma mémoire
A côté de rorive c’était la maison du patron des transports sonégiens stéphane le hongrois et de son pittoresque boxer le bien nommé « jérôme » c’était une femelle !! Elle trouvait un malin plaisir à chaparder les paillassons traînant sur le trottoir ou a pénétrer sans hésitations dans toute voiture restée accidentellement ouverte,un vrai régal de voir ce chien malicieux le volant entre les pattes.
C’est après que ça se corsait, quand il fallait l’en déloger


Ensuite venait la librairie de mon voisin et néanmoins copain
jacque simon commerçant de son état et anarchiste à ses heures
il y allait quotidiennement de ses anathèmes sur la société et de son dégoût de l’argent qu’il plongeait avec négligence dans son tiroir caisse mais n’hésitait pas une seconde à vous réclamer la moindre petite pièce oubliée .
Je ne pouvais m’empêché de le taquiner et de provoqué son courroux par quelques commentaires judicieux et jamais innocents sur l’actualité ou la politique
Sacré gaillard mon jacques fanatique comme il se doit de Brel,Brassens, Régianni tous il les avait vu en concert et ses yeux se mouillaient d’émotion au souvenir de la voie de don quichotte l’homme de la mancha .
Coincée entre la librairie et l’épicerie au nom d’indien « Courthéou » la maison qui m’a vu naître à une époque emprunte d’insouciance ou les femmes enfantaient à la maison assisté par quelques sages femmes vénérées , à l’occasion, d’un médecin .

Combien d’heures passées sur le macadam : rire, pleures, jeux de balles ou de quilles bagarres, joutes de toutes sortes sans vainqueurs ni vaincus.

L’écho de ces funestes instants résonne encore dans mon âme d’enfant qui a refusé de vieillir, plus imprégnée certes de songes puérils que d’utopies d’adultes.

A cette époque il passait une voiture tout les quart d heure maintenant c’est 10 à la minute. Un charroi incessant aussi bruyant que dangereux.
Peu de gosses s’aventurent encore a y jouer, d’ailleurs y en a-t-il encore des enfants des vrais sifflant, chantant avec des rêves plein la tête, une grenouille dans la poche un lance-pierre à la ceinture affublé d’une casquette à rabats ou d’une cagoule, quel « moutard » oserait encore s’aventurer dehors guindé de la sorte ?
Les jeux digitaux ont remplacé les grenouilles, les gsm les lance-pierre.
On se balance des sms c’est vrai que c’est moins dangereux que des caillasses
On s’habille de conformisme pas le choix si on veut faire partie du troupeau.

Ah nostalgie quand tu nous tiens.

Écrit par : joinneau | 31/10/2007

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