27/09/2006

Rue de l’école moderne

Cette longue et étroite rue mène du centre vers la chapelle Saint-Roch. Le début de la rue est bordé de maisons assez hautes, ce qui accentue cette impression d’étroitesse. La chapelle se trouve sur le côté gauche de la rue en venant du centre. On peut mieux l’admirer depuis la ruelle Brogniez (du nom d’un maître-tanneur sonégien), qui s’ouvre à gauche, juste avant la chapelle.

Rue ecole moderne

Ruelle Brogniez - Chapelle Saint-Roch

Cette élégante chapelle en brique et pierre bleue taillée n’est pas millésimée avec certitude. Elle date des alentours de la fin du 16e s. ou du début du 17 e. Elle est dévolue au culte de Saint-Antoine, et la ruelle Brogniez portait aussi son nom. Saint-Antoine étant le patron des ermites, plusieurs d’entre eux se succédèrent pour vivre seuls dans l’édifice. Il y avait même une petite habitation intégrée à l’avant-corps de la chapelle. Après la révolution française, la chapelle qui appartient désormais à la ville, devient en 1816 le premier hospice pour vieillards de Soignies. Cette chapelle, comme son nom l’indique, est aussi consacrée au culte de Saint-Roch, très vivace en Hainaut au XVIIè s. à cause des épidémies de maladies contagieuses, contre lesquelles le Saint était invoqué. Le sanctuaire a été restauré de manière importante en 1873, puis en 1907, 1933, 1961 (époque où l’édifice a failli être démoli) et 1976. La chapelle qui appartient maintenant au C.P.A.S., est classée en 1980. Celui-ci a entrepris en 1987 une nouvelle restauration.

Chapelle Saint-Roch

12/09/2006

Rue Ferrer - Vue vers la collégiale

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire profiter de la vue de cette rue avec la végétation et le beau ciel bleu de l’été.

Rue Ferrer - les archers de Sainte-Christine

Démonstration de tir à l’arc à la confrérie des archers de Ste Christine (dite du "Bon Vouloir"). La société qui eut d’abord un rôle militaire de défense de la ville fut fondée en 1416. Plus tard, quand l’arc ne fut plus assez efficace en tant qu’arme, le but de la confrérie devint social et de délassement.
En 1819, les archers investirent leur nouveau terrain avec un tir au berceau et un local de l’époque hollandaise. Ce terrain n’a pratiquement pas changé depuis.
L'association porte depuis 2003 le nom de "Archers Sainte-Christine asbl" et a son propre son propre blog.

Rue Ferrer - Confrérie des archers de Ste Christine

En bas à droite de la photo, on peut voir l’entrée du terrain de cette confrérie. Un escalier permet de monter au terrain car celui-ci se trouve plus haut que le niveau de la rue. Il est en fait aménagé sur la levée de terre d'un ancien rempart de la ville.

Musée du vieux cimetière - Statue de Ste Christine

Statue polychrome de Sainte Christine, patronne des archers. L’œuvre date du XVIIIè siècle et mesure 2m40 de hauteur. Cette sainte est donc aussi la patronne de la confrérie des archers Sainte Christine, dont nous avons parlé ci-dessus.

Vieux cimetière - Intérieur de la chapelle

Vue de l’intérieur du musée avec ses statues et ses vitrines d’objets. Les pièces présentées sont très variées en sujets et en époques. Ce musée s’inscrit dans la tradition ancienne des "cabinets de curiosités".
br>

05/09/2006

Vieux cimetière - Entrée nord

Vue de l’allée arborée qui va vers l’entrée de l’ancien cimetière donnant sur le rempart du vieux cimetière. Cette porte arrière a été percée en 1901. Le grand porche baroque qui l’orne était celui de l’ancienne porte latérale de la collégiale St Vincent. On peut estimer l’époque de fondation du cimetière aux alentours du XIIè siècle. Plus personne n’est enterré dans le cimetière depuis 1890 et il est devenu un parc.

Vieux cimetière - Monuments funéraires

Entre les arbres centenaires du parc, on trouve des dizaines de monuments, la plupart en pierre bleue de Soignies ou d’Ecaussines. Il y a des caveaux, des pierres tombales, un chemin de croix, un calvaire, le monument funéraire de Grégoire Wincqz et surtout des chapelles de style régional, dites en « caisse de violon », dont la forme rappelle une quille.

Vieux cimetière - La chapelle

Cette chapelle dont les parties romanes semblent dater du XIIè ou du XIIIè S., a parfois été datée du IXè siècle, époque des invasions normandes. La construction a été modifiée au fil du temps. Par exemple l’ajout d’une porte latérale qui est l’entrée actuellement utilisée. Des modifications ont aussi été faites au XVIIè S. en style gothique hennuyer. Les murs et l’intérieur sont mis en valeur par des pierres tombales très anciennes (certaines datent du XIVè S.). La chapelle avait en effet une vocation funéraire.
Depuis 1895, elle abrite le musée d’art, d’archéologie et d’histoire de la ville.

Vieux cimetière - Vue depuis l’entrée sud

Vue sur une des allées du vieux cimetière depuis la grille de l’entrée principale. Cette entrée se trouve tout au bout de la rue Henry Leroy. Sur la droite de la photo, on peut voir des chapelles en "caisse de violon" disposées le long de l’allée.

Vieux cimetière - Vue sur la "maison du doyen"

On peut supposer que ces deux monuments funéraires ont étés déplacés (comme plusieurs autres dans cet ancien cimetière) pour des raisons esthétiques. Il sont en tout cas bien mis en valeur à l’entrée du parc. La maison que l’on voit en arrière plan se trouve au coin de la rue H. Leroy et de la rue du vieux cimetière. Cette maison était importante car c’était celle du doyen qui, à Soignies, était le personnage le plus important du chapitre, le guide spirituel, en quelque sorte le pôle social de toute la vie locale.

Rue Henry Leroy - Vue vers la collégiale

Cette photo est prise dos à la grille d’entrée de l’ancien cimetière. A droite, on peut voir la maison du doyen dont nous avons déjà parlé et qui date de 1759. Sur la gauche, la maison du notaire dont la construction remonte probablement au 17è S. bien que la partie gauche date elle du début du 19è S.

Rue Henry Leroy - La maison du doyen

« Cette maison présente tous les caractères d’une maison de chanoine : elle se situe au plus profond d’une ruelle secondaire ; elle s’écarte donc des rues principales laissées au bourgeois et à la vie commerciale ; elle s’étale sur une large parcelle d’allure massive ; elle se compose d’une bâtisse principale, d’une cour, d’un jardin et de quelques dépendances (dont des écuries et une remise de voitures) » Extrait d’une page du site www.soignies.com

Rue Léon Hachez - vue sur le haut de la rue

Cette rue grimpe de manière tortueuse de la place du Vivier (boulevards) jusqu’à la Grand-Place. On en voit ici la partie supérieure.

Rue Léon Hachez - Maison Nalis

Cette maison est aussi appelée "espagnole" à cause d’une confusion avec une autre maison, de style "espagnol", qui se trouvait rue du Lombard et qui a été détruite vers 1860. C’est une demeure caractéristique du XVIè siècle. Avec une cour centrale, une tourelle d’escalier, des portes décorées d’arès en accolade, une grande porte cochère à arcs brisés et des fenêtres à croisées en pierre. Cette architecture allie la brique à la pierre et reprend des éléments des styles gothique, renaissance et baroque.
A cette époque, seuls les gens fortunés pouvaient construire en dur, les autres devant se contenter de maisons en terre battue (torchis) et/ou en bois. C’est sans doute la plus ancienne maison de Soignies.


Rue Léon Hachez - Fontaine Saint-Vincent

Le nom même de cette fontaine est significatif. Au 19ème siècle, on considérait que l'eau provenant de cette fontaine (transformée vers 1825 en puits doté d'une pompe monumentale) était la meilleure de la ville. A Soignies, tout ce qui porte le nom St-Vincent est considéré comme meilleur. Une tradition existait au 18° siècle qui voulait que des chandelles soient allumées au moment où la procession passait à hauteur de ce très ancien point d'eau. Faut-il voir là le signe d'une participation de cette eau au culte de saint Vincent et un reflet des attentes manifestées à son égard ? Une légende prétendait en outre que la fontaine était le résultat d'une intervention de saint Vincent lui-même à l'occasion d'une effrayante sécheresse. A ce titre, la fontaine Saint-Vincent était, avec la fontaine Scaffart toute proche, un des très rares points d'eau permanents et naturels situés à l'intérieur de l'agglomération.

Rue Léon Hachez - Athénée Royal

L’impressionnante façade ancienne de l’athénée Royal. L’entrée principale de cette école se trouve sur le Bd Roosevelt.